Corporate Finance - Axes de recherche

Les entreprises, source principale de création de valeur dans l’économie, se financent et couvrent leur risques face à des parties-prenantes nombreuses. Les entreprises diffusent de l’information, tandis que les investisseurs – institutionnels, familiaux ou individuels – évaluent les opportunités et optimisent leurs portefeuilles. Dans ce contexte,
les interactions entre les acteurs créent une soft law, qui pousse l’industrie financière à proposer des innovations et la puissance publique à coordonner l’élaboration du cadre règlementaire.
C’est ainsi que l’équipe Corporate Finance développe sa recherche autour de trois axes thématiques :

1. l’axe « financement des PME-ETI & des entreprises familiales » : il s’agit d’analyser et de comprendre les mécanismes de financement de l’activité économique des PME-ETI et des entreprises familiales , notamment en centrant les travaux sur les fonds propres et les financements hybrides :
  • Décrire et analyser les outils de financement, leur appropriation par les entreprises pour élaborer des stratégies financières ou de gestion des contraintes réglementaires ;
  • Etudier l’IPO comme outil de création de valeur : évolution des procédures, analyse de la performance ;
  • Analyser les financements alternatifs, notamment le Private Equity et les montages d’ingénierie financière (dette complexe, LBO) ; questionner la valeur et sa répartition entre les stakeholders.

2. l’axe « régimes de soft law & hard law en finance » : à l’intersection de la finance, du droit et de règles informelles, les comportements d’acteurs de l’industrie financière et des entreprises qui se financent, sont ici au centre de l’analyse. En particulier, il s’agit d’analyser :
  • Les pratiques de diffusion d’informations financières et extra-financières des sociétés cotées, face aux exigences croissantes des marchés financiers et, plus généralement, des parties prenantes ;
  • la structure de propriété de l’entreprise et les problématiques de gouvernance associées, par exemple dans le cas de l’actionnariat salarié ou de l’entreprise familiale, justifiant un éclairage en termes de règles de droit, mais aussi de dynamique émotionnelle ;
  • les modes de gestion des acteurs et organisations de l’industrie financière, comme résultant des interactions entre règles du droit et de la finance.

3. l’axe « diversification et protection financière » : il s’agit d’analyser l’interaction entre les institutions financières et leurs parties-prenantes comme source d’innovations, et notamment :
  • l’amélioration de la performance d’un portefeuille, par l’inclusion de classes d’actifs alternatives, en particulier des titres immobilier/REITs ;
  • l’optimisation du partage du risque au sein des dispositifs d’épargne-retraite ;
  • la structuration de dispositifs innovants pour couvrir des risques assurantiels, tels que l’émission d’insurance linked securities par des entités privées ou publiques.
Ces travaux lient les questions rencontrées dans le management des entreprises et les approches proposées par les théories des sciences de gestion et des sciences économiques, les théories de la régulation ou celles du droit.
 

Mis à jour le 03 février 2022